François-Xavier de Peretti, conseiller municipal d'Aix en Provence
François-Xavier de Peretti en trois mots ( source : http://sciencespoaix.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/12/07/francois-xavier-de-peretti-en-trois-mots.html
Est-ce si étonnant de retrouver François-Xavier de Peretti tête de liste pour les municipales 2008 et maintenant 2009 à Aix-en-Provence quand on sait qu'à 12 ans déjà, celui-ci collait des affiches ? Fils d'un élu local à Aix, et aujourd'hui enseignant au lycée du Val-Saint André, le leader de « Génération Aix » s'est toujours dit attiré par l'action au niveau local. Portrait d'un enfant de la politique.
L'homme prudent.
Aixois d'origine, François-Xavier de Peretti a fait ses études à Paris, d'abord une classe préparatoire à Louis-le-Grand puis un DEA à la Sorbonne. Il commence à travailler comme attaché parlementaire du député RPR Robert-André Vivien. De 1989 à 1992, il est le conseiller technique de Jean-Claude Gaudin, actuel maire de Marseille. Pourtant, son implication à titre personnel est plus tardive : il ne devient militant qu'en 1990. Il adhère alors au Centre des Démocrates Sociaux (CDS), « seul parti à l'époque unanimement convaincu du bien fondé de la construction européenne ». Résolument centriste - comme aimait à lui rappeler son ancien mentor Robert-André Vivien « vous êtes trop centriste ! » - De Peretti se réclame de la démocratie chrétienne à forte doctrine sociale. En 2001, il contribue à la défaite de Jean-François Picheral aux municipales d'Aix en fusionnant avec la liste de Maryse Joissains-Masini et celle du RPR. Très vite, des tensions se font sentir au sein de la nouvelle équipe municipale, entre sa propre idéologie et celle de la mairesse. Seulement quinze jours après les élections, il avoue ressentir « un malaise épouvantable ». Afin de montrer son désaccord, il soutient le député sortant aux législatives, Pierre-Bernard Reymond, si bien que « le divorce fut consommé très tôt : neuf mois après les élections, j'étais passé à l'opposition ».
Le rassembleur
C'est sans surprise que l'on retrouve sous la bannière de « Génération Aix » des personnalités de bords opposés. Il a su s'entourer de figures influentes telles que Cyril Di Meo et d'Arina Latz pour les Verts, Bruno Genzana et Stéphane Salord pour l'UMP, Brigitte Devesa pour le MoDem, et même l'actrice Andréa Ferreol. Chef de file de tout ce petit monde, François-Xavier ne nie pas son image de rassembleur. « Ça fait quatre ans qu'on travaille ensemble autour d'une politique commune ». Discussion, partage d'idées, concertations sont à l'origine de ce rassemblement. Il insiste sur l'idée d'un « centre indépendant qui ne soit le faire valoir ni de la gauche ni de la droite ». Selon lui, il faut à tout prix éviter l'endogamie politique : « les relations dans une même famille, ça donne souvent des tarés ». La suspension de Di Meo et de Latz par la Direction Nationale des Verts à la suite de leur participation à « Génération Aix » ne semble pas le perturber outre mesure. « Di Meo compte avec ses voix, ses idées, ses projets », il poursuit : « sous l'étiquette des Verts, il fait un point dans les sondages. Seul, il en fait 6 ». Et d'ajouter que tous les Verts des Bouches-du-Rhône ont rallié le MoDem. Une équipe qui pourrait se faire convaincante... Quid du programme ?
L'ambitieux
Si les thèmes abordés par « Génération Aix » ressemblent à ceux des autres listes, les réponses proposées sont sensiblement différentes. De Peretti a à c½ur trois grands projets pour sa ville. La rénovation urbaine constitue une grande part de son programme pour la municipalité avec la création d'un « pôle secondaire urbain et structurant dans le secteur des Milles et de la Duranne ». La formation d'un vrai centre au Jas de Bouffan ainsi que la rénovation de l'ensemble du patrimoine public du centre ville d'Aix figurent parmi les ambitions du candidat. Il souhaite également « récupérer les 20% de logements vacants pour les redistribuer aux étudiants », afin d'éviter « deux hémorragies » : le départ des actifs de moins de 35 ans et la perte de 1000 étudiants chaque année. Conscient des carences de la ville en matière de logement social, il préconise la mise en place de 350 logements sociaux par an, fréquence atteinte par l'ancienne équipe municipale sous Picheral. Enfin, concernant la fameuse liaison Aix-Marseille, il apporte une réponse pour le moins surprenante. La bande d'arrêt d'urgence de l'A51 serait récupérée pour y faire circuler des bus. Idée déjà expérimentée en Isère.
La grande réunion publique prévue le 10 décembre au Pasino permettra peut-être d'en savoir un peu plus sur l'action que de Peretti compte mener avec son équipe s'il est élu.
Le petit colleur d'affiches a parcouru bien du chemin. L'homme jadis hésitant est désormais bien convaincu de la pertinence de son opinion. A son tour de convaincre les Aixois.




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